Les vignerons homicides

La parabole des vignerons homicides (Matthieu 21,33-46, Marc 12, 1-12 et Luc 20, 9-19) nous explique ce qui est arrivé à Jésus (le Fils bien-aimé) avec les prêtres juifs (les vignerons) et pourquoi la Vigne (le peuple de Dieu) a été prêtée à d'autres vignerons (prêtres). 

Dans cette histoire, le maître de la Vigne (le Dieu du peuple), qui a conçu un plan de sauvetage, envoie donc des serviteurs (prophètes et Moïse) ainsi que Jésus pour éduquer les hommes et les prêtres qui ont bifurqué du bon chemin.  Les vignerons avaient la responsabilité de la Vigne, laquelle représente l'entreprise d'éducation à la connaissance et ils ont perdu cette légitimité par leurs erreurs. 

Ainsi, le « travail » d'un prêtre est d'enseigner la Parole (c'est-à-dire « l'huile », voir l'histoire des vierges endormies Mathieu 25, 1-13) afin que les gens se libèrent de l'esprit d'erreur.  Le modèle par excellence est Jésus.  Ils doivent donc éviter de faire la morale en touchant l'Arbre du Bien et du Mal, car Jésus n'a jamais fait de moral à qui que ce soit, il désirait avant tout que la personne change en prenant connaissance de la Parole.

Voici un extrait des vignerons homicides :

« Un homme planta une vigne, l'afferma à des vignerons, et quitta pour longtemps le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour qu'ils lui donnent une part du produit de la vigne. Les vignerons le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya encore un autre serviteur ; ils le battirent, l'outragèrent, et le renvoyèrent à vide. Il en envoya encore un troisième ; ils le blessèrent, et le chassèrent. Le maître de la vigne dit : que ferai-je ? J'enverrai mon fils bien-aimé ; peut-être auront-ils pour lui du respect. Mais, quand les vignerons le virent, ils raisonnèrent entre eux, et dirent : voici l'héritier ; tuons-le, afin que l'héritage soit à nous. Et ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, que leur fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Lorsqu'ils eurent entendu cela, ils dirent : À Dieu ne plaise ! »

« Mais, jetant les regards sur eux, Jésus dit : que signifie donc ce qui est écrit : La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle ? Quiconque tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. »

Ces versets montrent que les vignerons (les prêtres du temps) avaient l'obligation d'obéir à Dieu en enseignant. Mais cette connaissance n'a pas été enseignée comme il se doit, alors les croyants ont appelé Dieu à l'aide par la prière ne trouvant plus le Salut.  Il a finalement envoyé son fils chez le peuple juif pour rétablir la situation puisque les Dix commandements n'étaient plus suffisants pour la guérison, l'esprit impur étant de plus en plus résistant.

Ils ont donc tué Jésus (même en sachant qui il était) afin de garder le pouvoir qu'ils détenaient sur les gens ainsi que les avantages liés à leur condition. Il était pour eux une menace puisque sa parole était tranchante comme une épée, directe et les libérait de l'esprit impur. 

Il nommait les prêtres les « sépulcres blanchis » (Mathieu 23, 26-33), ceux qui ont l'air pur du dehors, mais qui sont morts en dedans et qui sont comme des aveugles qui dirigent d'autres aveugles (Mathieu 15, 13-14).  Dieu est en colère lorsque les prêtres menacent le Salut de ceux qui espèrent en Lui (Mathieu 23,13) lorsqu'ils ne font pas fructifier la Vigne (donner la connaissance au peuple) qui est la part qui revient à Dieu. 

Après la mort de Jésus, la charge d'enseigner la parole de Dieu sera enlevée à ces mauvais serviteurs et Jérusalem sera détruite deux fois, entraînant la dispersion des Juifs dans le monde (Luc 21, 20-24). Il avait averti ses apôtres que ce jour arriverait, quand il est venu à Jérusalem sur le dos d'un âne (Marc 13, 1-2 et Jean 12, 14). Les mauvais serviteurs seront séparés de Dieu comme les « morts » ou les infidèles : « le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles (Luc 12, 46 ou Mathieu 24, 48-51) ».

Cet avertissement concerne aussi les prêtres actuels qui doivent donner cette connaissance au peuple, Jésus dit : « Cet esclave qui, connaissant la volonté de son seigneur, n'aura rien préparé ou fait conformément à sa volonté, recevra un grand nombre de coups [...]. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage » (Luc 12, 47-48).


Quand on a la connaissance de cette vérité, on se doit de la partager, c'est cela faire fructifier ou donner du fruit. Le rôle du prêtre est justement de partager cette connaissance, mais le problème est qu'ils sont aussi prisonniers de l'erreur et ne le voient plus. Ne voit-on pas aussi la même erreur se répéter quand les religieux et commerçants actuels transforment le temple de Dieu en commerce (Jean 2, 13-16 et Marc 11, 15-17) ?

L'apocalypse nous dit qu'il viendra un temps où personne ne pourra lire le livre et le comprendre. Jean, le Visionnaire, pleurait (Apocalypse 5, 2-4) : il avait vu dans l'avenir une situation unique en son genre (Matthieu 24, 21), que plus personne, même les prêtres, ne comprendrait le livre posé sur la main droite de Dieu (la Bible) !

Ils empêchent donc les gens de s'éveiller à la connaissance de la Vérité et d'être « emportés dans les nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs » (au Ciel) (1 Thessaloniciens 4,16-17). Être emporté dans les nuées ne veut pas dire que le Seigneur volera avec nous dans le ciel comme Superman, c'est une image qui nous explique que nous rencontrerons Dieu face à face dans la Vérité et dans l'Esprit (voir texte L'échelle de Jacob).

Alors, ne soyez pas endormis comme les Vierges folles, prenez les devants et comprenez par votre intelligence la Parole de Dieu.

 

« Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la
maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin ;
craignez qu'il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine. Ce que je vous
dis, je le dis à tous : Veillez » (Marc 13, 35-37).



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