Les illusions

L’idolâtrie est la maladie qui a frappé nos ancêtres Adam et Ève (hommes et femmes) ainsi que toutes les générations suivantes, y compris la nôtre. Ce culte est voué à des choses, des créatures, des phénomènes ou personnes. La passion, l’admiration qui est excessive ou qui est aveugle est un symptôme de cette maladie. L’histoire du veau d’or dans la Bible est un exemple ancien de cette admiration excessive, mais ce que nous ne savons pas, c’est que nous avons maintenant acquis l’idolâtrie généralisée puisqu’elle vient de notre éducation obligatoire. Sans le culte des idoles, nous serions encore au paradis.

Ève tenait à acquérir l’intelligence, en voulant manger du fruit de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, et elle a enrobé la Création d’objets qui, à ses yeux, possédaient une valeur. Nous sommes toujours dans la Création, mais ce n’est plus un endroit que l’on pourrait appeler un paradis ! On l'appelle donc « le Monde », car il est le fruit de l’invention des hommes.

Nous pouvons ainsi aimer, détester ou courir après des mirages à tous les jours (objets, personnes, nouveautés, envie et désir sur n’importe quoi). Combien de personnes peuvent aimer un homme, une femme, un enfant ou un animal jusqu’à l’idolâtrie ? Combien de personnes aiment l’argent, l’or et métaux que l’on dit précieux ? Combien de personnes vouent un culte aux étoiles ou aux phénomènes ? L’excès d’alcool, de nourriture, de sexe, de travail, de jeux, d’argent, etc. sont aussi des illusions qui font perdre l’équilibre.

On chute dans le monde à tout instant, quand on devient aveugle ou que l’on se met à genou devant des objets qui nous semblent de valeur comme Ève l’a fait, quand les choses, les personnes et les événements nous mettent en colère, dans l’envie ou le désir. La discrimination sous toutes ses formes fait aussi partie de l’erreur originale.

Les choses que Dieu a créées par son logos n’ont pas de valeur en tant que tel et ce n’est pas devant elles qu’il faut se mettre à genoux, mais devant Dieu (Sagesse 13, 1-9). Notre monde moderne est arrivé au stade final de cette maladie, car nous croyons plus en la réalité de la Création plutôt qu’au Créateur. Plus personne ne peut échapper à la Grande Tribulation (suite d'aventures plus ou moins désagréables, de revers, d'obstacles) dont parle la Bible (Matthieu 24, 21-22).

Au cours des dernières années, le « matérialisme » et les progrès de la science ont fait que les gens ont été attirés vers « le monde extérieur ». Dieu essaie donc de rendre ce monde invivable pour forcer les gens à revenir à Lui (voir Apocalypse qui veut dire Révélation). C’est comme une drogue que le drogué s’injecte à tous les jours, pour le faire revenir, il faut lui enlever sa dose « son monde inventé de toute pièce » ce qui peut occasionner bien des douleurs à la personne qui est sevrée (qui se réveille). Il faut donc s’ouvrir les yeux avec la Parole afin de comprendre comment en sortir. Il faut changer notre vision de la Réalité et ne se fier qu’à la Parole que Jésus a dite seulement.

La tradition et l’éducation (la culture, l’argent, les jeux, la politique et la science) ont pris une grande place dans notre monde jusqu’à prendre la place de Dieu, même les religions de toutes sortes sont égarées par les idoles mélangeant tout (science et parole de Dieu). Il ne peut y avoir de relation entre les deux, car c’est toujours la parole de Dieu et Dieu Lui-même qui est mis de côté. En Apocalypse 13, 11 la Bête qui monte de la terre (le Faux prophète) a deux cornes. Elles représentent la Science et l’Enseignement (des hommes) qui n’enseignent pas du tout l’enseignement de Dieu. Dieu est donc au remplacé par les inventions de ces hommes qui ne veulent pas de Lui et c’est l’apostasie.

Les gens se sont égarés par un enseignement (celui de l’homme), c’est donc par la Parole (celui de Dieu) qu’ils seront sauvés. L’enseignement de Dieu s’oppose à tout ce qui est dans le monde et beaucoup de personnes ne pouvant se sortir de l’erreur resteront prisonniers du piège. Ces gens doivent revenir eux-mêmes de cette mauvaise vision afin de changer, même s’ils disent « Seigneur, Seigneur ! » (Matthieu 7, 21). Rien n’arrivera s’ils ne retournent pas à la source d’eau gratuite que Dieu donne à tous. Il ne faut donc pas s’attacher aux choses, aux personnes et ne pas avoir d’idées fixes, il faut s’attacher à Dieu et à la Parole seulement afin de voir en tout temps le piège qui se tend devant nous.

 « Dieu les a faits de choses qui ne sont pas, et que la race des hommes est faite de cette manière » (2 Maccabées 7, 28). Dieu est donc le seul être qui est éternel et réel et les images qui le représentent ne le sont pas (de passage).

L’esprit d’erreur provoque une illusion qui a l’air plus réelle que le Créateur ; que cet esprit disparaisse, sous l'effet de la Connaissance de la Vérité, et on se retrouve aussitôt au Paradis. On l'appelle dans ce cas « royaume de Dieu », « Jérusalem nouvelle », etc., ces mots désignant une même chose : l’Esprit Saint. Notre vie change et nous voyons les choses et les personnes avec moins d’attirance et d’emprise au fur et à mesure que le levain de la Parole lève en nous. Nous pouvons prendre un recul face aux événements, ne pas « tomber » dans les émotions ou passions qui sont le langage de l’esprit d’erreur ou, si nous tombons, y rester le moins longtemps possible.

Par exemple : si quelqu’un regarde un « veau en or » et n’y voit qu’une image 3D, c’est voir une image qui est la manifestation du Dieu invisible ; mais s’il éprouve une émotion religieuse pour cette statue et se met à genou devant, c’est de l’idolâtrie. Même chose pour les beautés de la nature ou la force des phénomènes, il faut les regarder sans avoir d’émotions liées à la vision.

Si vous ne ressentez aucune attraction ou répugnance, si vous n’êtes pas affecté, si vous ne vous réjouissez pas ou n’êtes pas effrayé, c’est que vous voyez l’activité créatrice de l’Esprit (Logos). Je sais bien que dans ce monde des Ténèbres ce n’est pas facile à voir, mais si vous lisez ces pages, c’est que vous avez demandé à Dieu une réponse sur ce monde de fous et que vous avez l’espérance de sa promesse d’un monde nouveau. Pour y accéder, il faut changer sa vision.

C’est comme si vous vous regardez dans le miroir et que vous voyez votre image, ce que vous voyez dans le miroir n’est pas vous réellement, l’image vous représente. Même chose pour Dieu, chacun de nous est l’image dans le miroir qui représente Dieu.

Dans la Création, il y a bien le film de la Vie, que tous voient, mais il est fait par Dieu sans acteurs et sans spectateurs, car Dieu est tout et tous à la fois. Au moindre jugement, à la moindre réaction, vous passez au-delà de ce qui n’est qu’image dans l’esprit pour tomber dans le monde du dehors et des idoles. Les très jeunes enfants fonctionnent de cette manière et ne jugent pas ce qu’ils voient.

Y a-t-il un danger à se laisser prendre aux images ? Oui, celui de « tomber » dans le monde du dehors (extérieur) et de mourir. Celui de se couper de Dieu directement (la séparation éternelle) en voyant la création qui ne subsiste plus en Dieu, mais en ce qui semble être un monde coupé de lui.

Chaque personne est un sarment qui possède une vie. Pendant toute sa vie, il voit des images dans la Création et vit sur l’héritage que Dieu lui a donné (quelques gouttes de sève de l’Arbre de vie), mais s’il croit que toutes les choses sont autonomes et qu’il admet l’idée fausse qu’il a un esprit personnel, il est dans l’erreur. Avec son esprit, il pense (pèse les choses et leur trouve de la valeur) ; il les juge bonnes ou mauvaises, il a donc « connaissance du bien et du mal » et ne comprend pas que cette connaissance est le Mal, et que le Bien consiste à s’abstenir de peser (penser) les choses, à cesser de faire des choix, cesser de prendre au sérieux ce que les gens pensent désirable, riche, élevé (« ce qui est élevé chez les hommes est une abomination devant Dieu » Luc 16, 15).

Tous les jours, nous voyons dans les nouvelles, des gens qui s’agitent et qui cèdent à la provocation, même dans notre vie nous voyons des tiraillements soit dans notre famille, au travail ou autres. Il faut donc comprendre comment le piège fonctionne pour tomber de moins en moins souvent dedans et c’est pourquoi Jésus nous enseigne la Parole, pour nous libérer de ces liens et attaches que nous recréons sans cesse. Quand le cycle s’arrête, c’est le retour au Paradis.

« Le royaume des Cieux est semblable à du levain qu’une femme prend et cache dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout est levé » (Matthieu 13, 33). Chaque fois que vous lisez la parole de Dieu, que vous comprenez ce que vous lisez et le mettez en pratique au jour le jour, c’est le pain qui lève, c’est la Parole qui est semée en vous. L’illusion est de moins en moins présente et vos yeux s’ouvrent à la Parole sous un jour nouveau. Cette semence travaille jour et nuit jusqu’à compréhension complète pour vous libérer ; des événements arriveront pour vous ouvrir les yeux sur ce que vous lisez afin que vous passiez à une autre étape. On ne voit pas tout de suite ce qui lève sous la terre, la semence est fragile, mais la Vie est là, il ne tient qu’à nous de persévérer jusqu’à ce que la semence grandisse et soit forte.

Jésus parlait d’une maison solide que nous devions bâtir afin que le mauvais temps ne la fasse pas tomber. Il parlait tout simplement de notre foi en Dieu. Ce qui fait qu’une maison est solide, c’est la Parole qui nous change et nous donne une vision nouvelle, celle de Dieu, jusqu’à parfaite guérison de l’esprit impur. Identifier ce qui vous attire en ce monde et détachez-vous en (voir texte sur le détachement). On ne construit une maison que par l’effort, la persévérance et la foi.